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Beck

Beck

Biographie

Touche à tout génial, Beck fait figure d’ovni dans le paysage musical. Loin des conventions et des formats, il mélange, tord, réinvente et s’approprie les courants musicaux les plus variés. Il faut dire que ses antécédents familiaux ont largement favorisé son expression artistique. Avec un père chef d’orchestre, une mère ayant fait partie de la troupe d’Andy Warhol dès l’âge de 13 ans et un grand père fondateur du mouvement artistique alternatif Fluxus, Beck, de son vrai nom Bek David Campbell, avait toutes les chances d’avoir un parcours atypique, peu importe la voie choisie. Ce sera la musique. Né en 1970, il commence sa carrière au début des années 90, évoluant dans une sphère folk-punk. Avec des titres comme MTV Makes Me Want To Smoke Crack, il affirmait déjà son dégout du conformisme et assumait une certaine radicalité dans sa démarche. Curieux, il se lance dans des expérimentations musicales, mélangeant folk, hip hop, rock et électronique bizarroïde. Le morceau Loser, paru sur son désormais classique Mellow Gold offre un premier succès au musicien. Il s’efforce de créer une musique viciée par les effets divers, parfois déstructurée, toujours recherchée. Et paradoxalement, il est un faiseur de tube, capable de trouver la mélodie qui accrochera l’oreille du public. Ce savant mélange permet à Beck de poursuivre ses concepts musicaux sans faire de concession, tout en lui attribuant un public toujours plus large. Un cas atypique dans l’industrie musicale, où les artistes doivent la plupart du temps lisser leur musique avant d’espérer atteindre les charts. Le multi-instrumentiste prolifique qu’est Beck sort régulièrement de nouveaux albums, ne faisant que rarement deux fois la même chose. On le voit donc s’essayer à la funk, la bossa nova, la country, composer des bandes originales de film, collaborer avec d’autres artistes (Danger Mouse, Gary Wilson…), en produire (Charlotte Gainsbourg…), apportant invariablement sa patte. La renommée et le succès n’ont pas eu raison de la liberté artistique de Beck, ni de son gros gras grand grain de folie. Il en apporte la preuve en 2012, sortant un album… sous forme de partition, sans version studio enregistrée, laissant le soin à ses fans musiciens d’interpréter ses morceaux à leur manière. Suscitant la curiosité et l’intérêt des médias et du public à chaque annonce d’un nouveau projet, Beck a toutes les cartes en main pour continuer de créer librement. En 2014, il effectue un retour très attendu avec Morning Phase qui s'inscrit dans l'esprit de Sea Change... © Nicolas Gal