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Yann Tiersen

Yann Tiersen

Biographie

Loin de la variété française, Yann Tiersen fait de la musique une poésie où les notes se côtoient en harmonie. C’est à Brest que l’artiste voit le jour, mais c’est à Rennes qu’il grandit. Alors qu’il fait face à de grandes difficultés scolaires, il excelle au contraire au conservatoire. Violon, piano... rien ne lui résiste et le jeune garçon n’hésite pas à se former en parallèle en tant que chef d’orchestre.Il faut attendre les années 80 pour voir Yann Tiersen intégrer les formations locales. Il met de côté son parcours classique pour se tourner vers le rock ou le punk. Il se fait un nom auprès du public des environs qui est charmé par ses prestations originales : instruments divers, énergie, mélodie… le Breton sait conquérir la foule. Ses deux premiers albums, La valse des monstres et Rue des cascades, sortis respectivement en 1995 et 1996, ne sont pas un succès immédiat mais ils connaîtront un regain de popularité par la suite. Et justement, c’est avec le passage en radio de son opus Le Phare que le Rennais met la France à ses pieds. Son talent fait l’unanimité et il commence à être considéré à sa juste valeur. Non seulement il collabore avec Bertrand Cantat, mais pour l’Absente il se permet d’inviter Lisa Germano, Dominique A ou encore Neil Hannon sur ses chansons. Mais surtout, la même année, il est mis à contribution pour la bande originale du Fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Il y mêle des anciennes créations à des nouvelles et il est acclamé. D’ailleurs, il ne quitte pas le monde du cinéma puisqu’il participe aussi au BO du germanique Good Bye, Lenin ! , au biopic Tabarly ou encore à Fantômas en 2013. Que ce soit au cinéma ou dans ses disques, Yann Tiersen est un compositeur de génie en perpétuel renouvellement. Il compense l’absence de voix par une virtuosité de tous les instants, peu importe l’instrument qu’il a entre les mains. En 2009, il se rapproche de son ami breton Miossec pour produire Finistériens, le 7ème opus de ce dernier.  Créatif sans limite, Tiersen prend d’ailleurs part au projet ESB (Elektronische Staubband) dédié à une musique krautrock avec Thomas Poli et Lionel Laquerrière. Naviguant encore une fois sur les vagues de l’originalité, le Breton entreprend un tour du monde musical en 2015. A vélo, il parcourt plusieurs kilomètres en Norvège avant de monter sur scène. Un an plus tard, il est revient avec EUSA qui est déjà son… 9ème album solo ! © AR/Qobuz